Ce pavillon entouré d’eau construit dans les années 60 est en passe de devenir l’une des premières maisons passives à énergie positive des Hauts-de-France grâce à une réhabilitation complète.

« Nous avons pris contact avec le Picardie Pass Rénovation avant même d’acheter. Nous cherchions une maison avec travaux pour pouvoir faire une rénovation complète. L’idée était d’être indépendants et d’utiliser des énergies les plus propres possibles » explique Madame Dupont. Le pavillon de 85m² acquis en 2015 est en pleine transformation. « Au départ, les propriétaires avaient émis l’idée d’une surélévation, mais au vu de l’environnement ce n’était pas possible. Nous sommes donc partis sur une extension pour pouvoir avoir une bonne performance énergétique sur l’ensemble » explique Frédéric Cousin, maître d’œuvre sur le chantier, collaborateur du Picardie Pass Rénovation de longue date et expert en conception passive et bioclimatique. Le Picardie Pass Rénovation, partenaire d’une réhabilitation passiveL’espace de 120m² a été agencé avec l’appui de l’architecte Antoine Jacquemart afin d’apporter un maximum de cohérence. Ainsi, au cœur de la maison, un mur chauffant a été érigé entre les chambres et les espaces de vie. « Nous avons choisi ce mur parce qu’il est central et massif. Il va emmagasiner la chaleur du soleil et la restituer ensuite » explique Frédéric Cousin. En plus, le mur est parcouru par un tuyau dans lequel pourra circuler le surplus produit par l’eau chaude sanitaire. « C’est un petit plus, parce qu’en réalité la quantité de chauffage nécessaire pour cette habitation est à peu près équivalente à 6 bougies chauffe-plat dans les moments de grand froid. C’est une structure qui va fournir plus d’énergie que ce qu’elle consomme » poursuit Frédéric Cousin. A partir du rayonnement infra-rouge du mur, l’air chaud produit va être redistribué par la VMC double flux pour une parfaite distribution entre tous les espaces.

Atelier participatif

Si le gros œuvre est en passe de s’achever, Frédéric Cousin et les propriétaires ont souhaité organiser un atelier participatif pour faire découvrir une technique d’enduisage. Et en ce samedi matin frais, tout le monde s’active autour de la préparation faite à partir de terre argileuse, de sable, d’eau et de paillette de lin. « La première couche va accrocher le support, ici du plâtre poncé, et venir entourer les tuyaux. Ensuite, on passera à l’enduit de corps avant d’appliquer une trame qui va empêcher la fissuration de la matière. Nous allons terminer par un enduit de finition » détaille Frédéric Cousin alors que toutes les bonnes volontés appliquent la préparation avec soin. Bientôt, on posera les menuiseries triple vitrage et un pré-test d’étanchéité à l’air sera réalisé. « La quantité de fuite va être ici équivalente à maximum une carte de crédit » poursuit le maître d’œuvre.

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